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A cette époque, le développement du quartier
se fait autour du boulevard Saint-Laurent et du Mile-End, ancien
nom de l'avenue du Mont-Royal. "Mile End" signifie qu'on
est à un mille des limites de la ville. En 1860, un poste
de péage installé à cette intersection permet
de contrôler l'accès des maraîchers de l'Ile
Jésus et du nord de la ville. Les hôtels du Mile End
et du Parc situés à proximité sont, dit-on,
très fréquentés.
Parce que le quartier est loin de la ville, il attire aussi
les communautés religieuses qui cherchent à s'éloigner
des risques d'épidémies. C'est le cas des soeurs hospitalières
qui construisent leur nouvel Hôtel-Dieu sur l'avenue des Pins
au cours des années 1860. Ce qui entraînera la construction
de résidences bourgeoises sur les rues Jeanne-Mance, Sainte-Famille
et Saint-Urbain.
En
1876, un chemin de fer, reliant Montréal à Saint-Jérôme
et passant à l'angle de la rue Bernard et du boulevard Saint-Laurent,
apporte un essor économique important. On voit naître
le village de Saint-Louis-du-Mile-End. Il entraîne aussi la
venue de carrières, d'entrepots de glace et d'industries.
Lors de son annexion à la ville de Montréal en 1909,
le village de Saint-Louis-de-Mile-End compte 37 000 habitants. On
peut encore aujourd'hui admirer son ancien hôtel de ville
transformé maintenant en caserne de pompiers à l'intersection
de l'avenue Laurier et du boulevard Saint-Laurent.
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