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C'est autour des carrières Dubuc et Limoges, enfouies
aujourd'hui sous le parc Laurier, que le village de Coteau Saint-Louis
a vu le jour en 1846. La rue Gilford suit l'ancien tracé
du chemin des carrières. Les ouvriers y extrayaient une pierre
calcaire, aussi appelée "la pierre de Montréal"
qui servira à la construction de nombreux bâtiments
et monuments montréalais dont l'Église Notre-Dame
et le marché Bonsecours.
L'activité
des carrières et l'établissement de la tannerie
Plessis-Bélair, à l'intersection de ce que sont aujourd'hui
l'avenue du Mont-Royal et la rue Henri-Julien, entraîne la
naissance du village de Saint-Jean-Baptiste en 1860.
Il existe de nombreuses histoires à propos des carriers
et des tanneurs. Entre autres, on dit que les carriers adoraient
marcher pieds nus une fois leur journée terminée.
Les passants ne tardèrent pas à les appeler "pieds
noirs". On raconte aussi qu'une rivalité entre carriers
et tanneurs s'est développée et que des bagarres légendaires
ont éclaté régulièrement entre les "pieds
noirs" et les "nombrils-jaunes" des tanneries.
L'année 1860 est également marquée
par l'arrivée des tramways tirés par des chevaux qui
montent la côte Sherbrooke. Ce premier système de transport
en commun transforme le Plateau de zone rurale en banlieue de Montréal.
Au même moment, les terres agricoles sont vendues et plusieurs
rues sont tracées. Par exemple, Cadieux de Courville, un
propriétaire terrien de l'époque, fait bâtir
des maisons sur sa terre qui va de la rue Sherbrooke à l'avenue
du Mont-Royal et de l'avenue Coloniale à la rue Hôtel-de-Ville.
Il contribue ainsi à établir le plan du quartier.
D'autres propriétaires terriens tels Guy, Cherrier, Viger
et Papineau l'imitent en lotissant leurs terres qui s'étendent
jusqu'à la rue Papineau.
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