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Les ruelles
Les ruelles, sortes de petites rues, forment un réseau secondaire
qui donne accès aux cours arrière des maisons en rangées.
Elles permettent en outre la livraison du bois ou du charbon pour
le chauffage, la collecte des ordures ménagères et
facilitent les manuvres des pompiers en cas d'incendie. La
ruelle devient pour bien des enfants un terrain de jeux, de même
qu'un raccourci pour piétons et cyclistes. Au début
du siècle, tout un réseau de commerçants ambulants
- marchands de glace, «guénillous», aiguiseurs
de couteaux, marchands de fruits et légumes - y exercent
leur métier plutôt que dans les rues.
Présence commerciale
Dans les rues commerçantes, les bâtiments comportent
des boutiques au rez-de-chaussée et les vitrines sont alignées
directement sur le trottoir. On accède aux logements par
une porte dissimulée entre les vitrines des commerces et
qui s'ouvre sur un long escalier intérieur menant aux étages
supérieurs. On retrouve ce type de maisons sur l'avenue du
Mont-Royal et sur la rue Saint-Denis, entre autres.
Des cas particuliers
Le coin de la rue
Les bâtiments de coin sont privilégiés étant
donné quils donnent sur deux rues et bénéficient
ainsi de deux façades éclairées. Ils sont souvent
ornementés, munis de tourelles, de balcons en coin ou de
détails architecturaux les plus fantaisistes. Il y a aussi
des commerces de coin typiques, marchands de fruits, de tabac ou
snack bar, leur porte donnant sur le coin de la rue, dans un angle
de 45 degrés, et qui se font face les uns aux autres aux
carrefours. Encore plus original, le tracé de la rue Gilford
qui suit l'ancien chemin des carrières, a permis de créer
une architecture unique : un bâtiment triangulaire!
L'exubérance
victorienne ... suite>>
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